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 Gabriel Wombwelli

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AuteurMessage
Messages : 39
Date d'inscription : 13/01/2014

Fiche De Personnage
Points XP: 35
Niveau: 01

MessageSujet: Gabriel Wombwelli   Mar 4 Mar - 18:59

WOMBWELLI - Gabriel



"Ne te retourne pas, Suis toujours l’horizon !
Laisse derrière toi tes peines et tes déceptions …
"







Personnage

|- Age : 20 ans
|- Groupe : Alchimiste d'état
|- Surnom : A vous de m'en donner un    ;-)
|- Grade (Pour l'armée) : Lieutenant
|- Sexe : Masculin
|- Pouvoir, armes :
A transmuté un paquet d’animaux afin de créer des chimères (cf. Histoire)

Joueur
|- Age : /*Nan je le dirais pas !*/
|- Localisation : France, ça vous va ?
|- Comment avez vous connu ce forum ? : Je sais plus ... ^^
|- Code du Règlement : Validé par la Chibi Wiwi
|- Niveau du RP : Bon - Moyen
|- Progression du manga : Anime - Tout vu / Manga - En cours (en anglais, sinon c’est pas drôle ...)



La Beauté est une demi-faveur du Ciel ...


L’androgynie de Gabriel est la première chose qui marque le plus l'esprit des personnes qu’il croise. Avec ses traits fins et ses cheveux longs, beaucoup de gens pensent que c'est une fille. Sa taille est plus ou moins dans la moyenne, quoiqe supérieure avec 1m76. Sa silhouette svelte est en grande partie le résultat de son travail physique qu’il effectuait dans le cirque. Cette constante activité a eu au moins un point positif, celle de lui muscler les bras ainsi que le reste du corps, lui dessinant en même temps les fameuses tablettes de chocolat (dont la plupart des filles sont si friandes), ces choses ne sont pas trop visibles au premier regard grâce à sa silhouette élancée.

Seconde chose non visible au regard de tous, et pas des moindres, les fameux tatouages parcourant le corps de Gabriel. D’un rouge profond comme du sang et se détachant de manière significative sur sa peau blanche, ils sont constitués d’un mélange de dessins alchimiques et de dessins de style tribal. Ils s’étendent sur son torse et son dos montant un peu dans le cou, ses bras jusqu’aux poignets et ses jambes jusqu’aux pieds. Il en a même de petits sur le dessus de ses pieds ainsi que sur la plante des pieds. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les tatouages ne sont pas répartis pseudo-aléatoirement sur son corps. Non, en réalité, ils permettent de mettre en valeur l'élégance de son corps (chez les artistes, c'est primordial), notamment ils accentuent la finesse de ses membres (bras et jambes), ainsi que sa musculature. Sur son flanc droit se trouve trois fines cicatrices blanches à peine perceptibles. - Pour en savoir plus, il faudra lire l'histoire ! - Sur ses paumes se trouvent deux autres tatouages, deux cercles de transmutation, l’un complétant au mieux les faiblesses de l’autre. Et le dernier pour la route, il possède le tatouage d’un Ouroboros sur le dos de la main droite ; bien qu’il ne soit aucunement un homonculus, et qu’il ne sache d’ailleurs vraiment pas grand-chose d’eux. Ses mains sont quasiment tout le temps cachées sous des mitaines élégantes ou bien des gants raffinés. Ils sont généralement faits de fine laine quand il fait vraiment froid, et en tissus plus fins  les autres temps.

Contrairement à la plupart des membres du cirque, il n’a pas les oreilles percées, véritable élément distinctif pour certains. La chevelure mi-longue lui arrive à peu près au milieu du dos. Cascade blonde aux reflets dorés, elle était le fruit d’une attention particulière de Mona qui a su l’entretenir durant toute l’enfance du jeune homme. En effet, le jeune Gabriel avait du mal à rester en place, et ne comprenait pas très bien l’intérêt du soin particulier dont ses cheveux étaient l’objet. « Cela te servira plus tard, quand tu devras gagner ton pain au sein du cirque … Tu verras et tu me remercieras alors, mon enfant.» lui répétait-elle. Et Gabriel d’émettre un long et profond soupir, comme savent le faire tous les enfants.

Deux mèches, plus courtes, encadrent son visage fin au teint pâle. Ses lèvres fines se forcent souvent à s’étirer afin de former un sourire, bien que parfois son humeur ne s’y prête pas.  Son nez est droit et fin. Ses yeux mangent le haut de son visage. Ambres et perçants, ils sont le reflet d’un passé douloureux que peu de personnes savent déchiffrer et interpréter de manière correcte.

Du côté du style vestimentaire, il passe un peu par tout : du style de l’armé (uniforme strict et de rigueur !), au pantalon noir et chemise blanche (pas trop transparente), au costume de scène qu’il portait au cirque. Petit haut noir moulant laissant apercevoir le torse musclé et un cours short de la même couleur, pour une meilleure facilité de mouvements, tout en restant fluide. Mais bien sûr, il fallait que cela soit un peu sexy. Le costume allait de paire avec l’androgynie ...



... L’Intelligence en est un don


Gabriel est quelqu'un de relativement sensible à la base. Il est du genre de personnes qui se sentent affectées lorsque deux personnes haussent la voix et s'énervent, bien qu'il ne soit pas mis en cause. Le genre aussi des personnes qui essayent de cacher leur détresse derrière un sourire et surtout à prendre soin des autres, avant de penser à soi-même. Sensible, chaleureux, généreux, voire même naïf, tels sont des mots qu'on pourrait dire pour décrire celui qu'il est en vérité assez rare de croiser.

Seulement, sa vie au cirque l'a obligé à former une espèce de carapace solide afin de se protéger des autres, il s'est peu à peu forgé un nouveau caractère plus dur, plus froid, plus hautain. En effet, pour vivre et survivre dans un cirque tel que celui dans lequel il a grandit et vécut, il n'a trouvé que ce moyen. Depuis, de peur  de souffrir à cause des autres, c'est souvent cette facette qu'il montre. Il se montre alors sûr de soi, distant, hautain même vis-à-vis des autres. Il est impulsif afin de réagir avant que la tierce personne n’ait le temps de le faire avant lui. Lui qui n'aime pourtant pas faire de mal à qui que ce soir, il peut devenir cassant et froid.

A son poste dans l'armée, il peut avoir deux comportements différents. Pour son équipe, ses collègues qu'il apprécie, il se montre attentif, bienveillant et amical. Il serait même prêt à tout donner pour ses amis. Par contre, envers ceux qu'il ne connaît pas ou ceux contre lesquels il a une dent, il a tendance à se comporter comme lorsqu'il était au cirque, se défendant lui, ou les personnes qu'il affectionne.


Son passé ...


Le passé de Gabriel n'est pas des plus heureux. Avant de devenir Lieutenant, malgré son très jeune âge, il a dû affronter bien des douleurs …
Mais toute histoire se veut de commencer par le début …

A 10 ans, Gabriel,  gamin à la tignasse blonde et aux grands yeux dorés, faisait parti de la petite troupe du cirque Zugga. Nom qui a pour seule origine le nom du Directeur, Pedro Zugga, homme grand et costaud qui dirigeait le cirque d'une main de fer. Il donne un coup de main ici et là, de la vente de billets au montage et démontage du chapiteau. Le cirque voyageait tout le temps et ne restait au même endroit guère plus d'une semaine, voire deux dans les plus grandes villes. Ce n'était pas un grand cirque, non. On pourrait plutôt appeler ça comme un regroupement d'artistes car la troupe ne comptait qu'une vingtaine de personnes au total. C'est-à-dire que les personnes qui montraient leur numéro sous le chapiteau étaient les mêmes qui montaient ce chapiteau, accueillaient les visiteurs, changeaient les décors, s'occupaient des quelques animaux, etc. Ce n'était pas non plus un cirque de grande renommée et les places d'entrée n'étaient pas bien chères. « Faut s'adapter au nombre de sous que l’client à dans son porte monnaie » disait souvent Zugga, « C'sûr qu'à Central l'client payera l'entrée deux, trois fois plus chère qu'en rase campagne ! ». Cet homme d’une cinquantaine d'année à l'époque était déjà bien proche de ses sous, et s'il pouvait en gagner encore ça serait encore mieux ! Mais c'était aussi un homme très ambitieux et imaginatif.

C'était un cirque qui se déplaçait encore en roulottes. C'était lent, mais Mona s'en fichait, elle aimait bien aussi ce moment où le temps paraît s'allonger, où l'on pouvait se permettre de s'ennuyer et de penser, juste penser. Mona, c'était un peu comme une mère pour Gabriel. Elle avait environ vingt ans de plus que le garçon. Ils partageaient la même roulotte en bois. Elle l’avait pris sous son aile depuis son plus jeune âge, elle tentait de le protéger comme une mère poule. Mona était une jeune femme assez petite et menue, doté d’un fort caractère. Tous les tatouages qui parcouraient son corps entier, c’est elle qui les avaient pensés. Elle avait fait appel à un de ses amis tatoueurs pour se les faire faire, car elle ne pouvait pas se les faire elle-même. Mais Mona avait réalisé tous les tatouages des gens du cirque. Elle était une femme très extravagante.


Et c'est juste vers ses 12 ans que le jeune Gabriel intégrait enfin la troupe du cirque et intégrait une équipe d’acrobates. Il était un bon acrobate, aussi agile qu'un petit singe, et un cracheur de feu lui enseignait les bases de son métier. Son petit numéro combinait donc ces deux apprentissages. Il ne demandait rien à personne et était heureux d'apporter sa contribution pour la première fois au spectacle, lui qui d'habitude travaillait en coulisses.

Deux ans plus tard, il maîtrisait très bien son rôle, qui avait pris de l'ampleur. Il n’était pas l’élément indispensable du spectacle entier, mais été arrivé à avoir un rôle important lors du numéro, et les gens l’appréciaient. Pourtant, Zugga, avare en compliment comme pour son argent, ne donnait aucune remarque positive et le traitait toujours avec le même dédain. Pour lui, Gabriel restait ce petit au physique fragile qui n’était utile que comme ouvrier. Mona, femme connue et reconnue pour les superbes tatouages qu’elle réalisait elle-même, proposa au jeune garçon se tester un tatouage à la peinture, afin d’apporter un petit plus à son spectacle. Et c’est ainsi que Gabriel se retrouva le corps entier parcourut temporairement de tatouages rouges, après quelques heures d’attente sans bouger. L’acrobate avait bien noté le haussement de sourcil subtil lors de son arrivée sur scène. C’est sûr qu’un acrobate cracheur de feu, cheveux blonds longs et tatouages rouges claquants sur sa peau pâle, vêtu d’un haut court de type brassière un peu large et petit short, et de plus androgyne, ça apporte tout de suite une touche de sensualité. Zugga vint le trouver alors qu’il était en train de ranger ses torches. Il lui appliqua une frappe bourrue dans le dos :

- De la sensualité à ton spectacle, hein ? Les clients apprécieront encore plus si ton côté fillette ressortait mieux ... Mona devrait te trouver une mini-jupe assez facilement. Ça serait plus sexy.

Gabriel avait noté qu’il avait apprécié le changement même si ce n’était qu’un sous-entendu. Il rougit violement et répliqua avec hargne, jetant ses torches à terre :

- En mini-jupe ?! Nan mais ça va pas ! Et pourquoi pas en robe toute la journée aussi ?! Je ...

Il ne put finir sa phrase qu’il se prenait une claque retentissante. Sa tête suivi le mouvement du geste. Il resta interdit, le regard dans le vide. Zugga reprit d’une voix froide et l’agrippa au col :

- N’oublie pas à qui tu t’adresses, gamin. C’est ça ou tu peux dire au revoir à ton petit spectacle. Et je te prierais de prendre soin de ton matériel, sinon je prendrais sur ta misérable paie.

Gabriel le regarda droit dans les yeux, la colère brillant dans ses yeux ainsi qu’un début de compréhension de la situation.

- Alors gamin ? demanda-t-il de sa voix bourrue.

Le jeune garçon ne pouvait rien dire au directeur, il avait tout pouvoir ici. Il finit par détourner le regard pour scruter le sol plus loin, acceptant sa défaite, mais rageant intérieurement.

- Très bien, Monsieur Zugga.

Zugga le relâcha et lui tapa sur l’épaule, le sourire aux lèvres. Il savait qu’il gagnait toujours et il adorait ça. Il avait tout contrôle sur ses employés et il le savait parfaitement.

- Bon choix. Tu conserveras les tatouages ... que Mona t’as fait, n’est-ce pas ? *Gabriel hocha vaguement la tête* ... La mini-jupe, et tu veilleras à laisser tes cheveux détachés, hein. Ah, et tu me retireras tes chaussures, pieds nus ça sera mieux.

Et il s’en alla en marmonnant qu’il allait lui amener plus de clients. « C’est bon pour les chiffres ça, c’est bon ça ... ». Gabriel, quant à lui, rageait en silence de son côté. Il savait qu’il ne pouvait rien faire et que, quoiqu’il fasse, cela n’arrangerait en rien ses affaires. Il rangea donc rapidement ses affaires et fila hors du campement. Il alla se caler sur une branche haute d’un arbre. Il savait parfaitement que Mona le trouverait mais il avait besoin de s’isoler. Il se perdit dans ses pensées. Au bout d’un moment, une voix se fit entendre sous lui, sans surprise c’était Mona. Elle savait, mais n’évoqua le sujet que brièvement au dîner. Gabriel resta silencieux toute la soirée. Et le lendemain, l’attendait avec son costume de scène, une jupe short. Mona avait cousu son short avec une mini-jupe trouvée dans une des nombreuses malles. « Comme ça, ce n’est pas vraiment une jupette », dit-elle en souriant. Gabriel esquissa un léger sourire, elle avait raison. Il avait digéré le fait qu’il soit obligé de mettre plus en avant son androgynie. Et le fait qu’il garde son short aidait en quelque sorte. Mona avait aussi cousu les côtés de la mini jupe afin qu’elle ne se retourne pas durant son spectacle lors des ses cabrioles. Bien vu. Mona avait aussi déniché deux mitaines noires, de longueurs différentes, de la même texture que le reste de son costume.

Costume Gabriel:
 

Le soir même, il arriva en coulisses dans son nouveau costume. Il ne le montra pas tout de suite, car il portait un drap qui l’avait protégé de la pluie et du froid de dehors. Mais bientôt, il dû faire tomber le drap afin de s’échauffer. Alors que le reste de la troupe présente dans les coulisses, avisaient le nouveau costume du garçon, il y eut un silence pendant un instant. Puis, Gabriel dû faire face aux nombreuses boutades et autres remarques désobligeantes. Indéniablement, avec sa brassière, sa mini-jupe, ses cheveux libres, ses mitaines, ses tatouages rouges, les joues légèrement rosies par sa gêne et les pieds nus, il avait l’air d’une jeune fille.

- Eh apparemment on a une nouvelle recrue !
- Elle est bien mignonne celle-là !
- La petite jupette te va à merveille gamin !
- Ou plutôt gamine !
- Tu penseras à passer par ma roulotte après hein ?


A l’autre bout des coulisses, Zugga le dévorait de la tête aux pieds, comme une toute nouvelle attraction qui lui rapporterait un sacré pactole. Gabriel croisa un instant son regard. « Sois fier ! » lui avait glissé Mona avant qu’il ne parte pour son spectacle. Il réagit au quart de tour, et improvisa. Il posa une main sur la hanche et lui souri avec affront :

- Ça vous plaît, Monsieur Zugga ?

Toute la troupe se retourna comme un seul homme. Nouveau silence. C’était une chose d’affronter quelqu’un de la troupe, mais Zugga était hors catégorie.

- Totalement ! Répondit-il avec un sourire empli de sous-entendus.

Gabriel ne répondit pas mais lui lança un sourire totalement faux, Zugga repartit et le garçon s’éloigna un peu pour s’échauffer. Les commentaires avait repris, mais sous formes de murmures. Le gamin avait tout de même tenu tête au directeur, et ce n’était pas rien. Il prépara aussi son matériel. Angélique, Barbara et Lucie avaient fini leur spectacle et marquèrent un arrêt en l’apercevant. Deux d’entre elles pouffèrent de rire et la troisième rougit. Gabriel passa à côté d’elles en tentant de les ignorer malgré ses joues redevenues roses. Une fois juste devant le rideau prêt à s’ouvrir pour lui, il prit une grande inspiration pour se détendre. Quand il rouvrit les yeux, il était prêt et décidé. Autant jouer le jeu à fond. A son entrée sur scène, un nouveau silence s’installa un instant. Durant son spectacle, il décida d’accentuer certains mouvements comme une fille. Finalement, c’était assez facile d’intégrer cela à ses acrobaties et ses jeux de flammes. Enfin, il salua le public une dernière fois et retourna en coulisses.

Là, il attrapa sa serviette et la passa rapidement sur son visage en sueur. Lorsqu’il releva la tête, Les personnes présentes le regardaient grand sourire, pas honnête du tout. Il marqua un arrêt et haussa un sourcil interrogateur.

- Oui ? Il cherchait le moindre indice pouvant le prévenir de ce qu’ils préparaient. Mais à aucun moment, il ne pensa qu’ils feraient cela.

Il aperçut un tissu du coin de l’œil et se sentit agrippé par derrière. On lui enfila quelque chose et on lui fit ressortir les cheveux du vêtement, et avant qu’il ne puisse réagir, il était vêtu d’une longue robe assez élégante. Il observa rapidement la robe en tirant un peu dessus pour mieux la voir et releva la tête pour répondre à cette plaisanterie. Mais il fut interrompu par un flash blanc. Il resta un instant un peu ébloui.

- Très drôle les gars ...

Un brun à la coupe très courte, Alex un des acrobates de l’équipe, vint tout sourire près de lui. Il posa ses mains sur les hanches de Gabriel et d’un geste possessif le plaqua contre lui.

- Ah mais t’es très mignonne là dedans, Gabrielleuh ! Ricana celui-ci, en insistant sur le fait qu’il avait féminisé son prénom. Les autres rigolèrent aussi.

- Alex, lâche-moi. Répondit Gabriel d’un ton froid, en le regardant droit dans les yeux mais sans esquisser le moindre mouvement. La situation était en réalité assez gênante pour Gabriel. Il espérait qu’Alex le comprenne avant qu’il n’aille trop loin.

- Oooh allez, c’est marrant ! Alex rapprocha son visage de celui du garçon. Détends-toi un peu ...

Alex l’observa quelques instants, appréciant la beauté de son visage à la finesse indéniablement féminine, alors que Gabriel  le fusillait du regard. Soudain, il s’approcha encore plus, avançant les lèvres tout en faisant descendre une main. Le sans de Gabriel ne fit qu’un tour. Il fronça les sourcils et réagit immédiatement. Il tenta de reculer, mais fut bloqué par l’étreinte. Son poing alla alors s’écraser contre la joue de celui qui voulait apparemment l’embrasser. Celui-ci se retrouva à terre, et vu sa tête, il ne s’attendait vraiment pas à une telle réaction, ou du moins pas avec autant de force. Tous semblaient oublier qu’il servait de main d’œuvre avant de faire partie du spectacle.

- Pu***n Gabriel, ça fait mal !

- Je t’avais prévenu, Alex. Dit simplement le garçon toujours en colère en retirant la robe. Trouve-toi une copine au lieu de rentrer dans le jeu minable de Tony.

Sur ces mots, il jeta la robe vers Tony, qui souriait encore. Alex le regardait encore avec incompréhension. Un artiste venait de finir, un autre entra sur scène en silence. Sans un mot de plus, Gabriel prit ses affaires et son matériel et s’éloigna de l’autre côté des coulisses. Là, il s’assit sur une caisse et rumina sa fureur jusqu’à la fin du spectacle. Il passa rapidement un coup de peigne dans ses longs cheveux, et retourna sur scène pour le salut final. Il ignora royalement les autres et une fois que ce fut finit, il retourna à l’endroit où il avait laissé ses affaires. Il entreprit de nettoyer et ranger son matériel.

- Euh ... Gabriel ?

- Quoi ? répondit-il brutalement, toujours énervé.

Il se retourna et se retrouva face à  Angélique. Il se calma d’un coup, il se souvint qu’elle était la seule à ne pas s’être moqué de lui.

- Ah ... Angélique. Excuse-moi ...

Il détourna les yeux, un peu gêné de lui avoir parlé un peu brusquement. Elle lui tendit quelque chose. Il regarda brièvement les carrés blancs qu’elle lui tendait et la regarda sans savoir quoi faire.

- Qu’est-ce que c’est ?

Elle rougit un peu et fis un geste pour qu’il comprenne qu’il devait les prendre. Ce qu’il fit. C’étaient deux photos de lui. Une datant d’avant le spectacle, dans sa tenue de scène actuelle ; l’autre quand il portait la robe. Il rougit violemment, et la regarda :

- ... Qui ... ?

- C’est moi qui les ai prises, dit-elle d’une petite voix.

- Quoi ?! Mais, et … ?

- Ne t’inquiète pas, il n’y a qu’un seul exemplaire de chacune et tu les as entre les mains, l’interrompit-elle.

- Ah ... eh bien, euh, merci.

Il lui sourit, un peu confus. La jeune fille timide n’avait pas fini :

- En fait, j’aime bien ton nouveau costume, moi. Et tu sais que j’ai toujours mon appareil sur moi ... Et j’étais encore là quand ils t’ont mit cette robe. Voilà, je voulais que tu voies à quoi tu ressemblais réellement.

- OK ... c’est gentil ...

Elle repartit rapidement. Gabriel soupira et cacha les deux photos dans ses affaires, il les regarderait une fois dans sa roulotte. Il avait finit de ranger son matériel, et repartait ses affaires dans les mains, quand Alex vint le voir. Il ne s’arrêta pas.  

- Gabriel ... Excuse-moi pour tout à l’heure.

Le garçon s’arrêta mais ne se retourna pas.

- J’ai ... j’ai été bête.

Gabriel fit volte face, bouillonnant de colère.

- Ça, c’est le moins qu’on puisse dire ! Nan mais, tu m’as pris pour qui Alex ?! Tu t’es crû où pour réagir comme ça ? Je ne te croyais pas comme ça !

Alex leva les mains en signe d’excuse.

- Calme-toi ...

- Oh ça va, hein !

- C’était drôle ...

- Drôle pour qui, Alex ?!

Alex détourna le regard, il prit conscience à quel point cela avait blessé le garçon.

- C’était un pari.

- Un pari ? Ah oui c’est sûr, c’est très drôle. Tu vois, je suis mort de rire. Répliqua-t-il ironique et en colère.

- Je les ai entendus parier sur le fait qu’ils arriveraient ou pas à te mettre une robe. Et quand j’ai vu ta réaction face à Zugga, j’ai pensé que tu entrerais dans le jeu ... vraiment.

Gabriel ne répondit pas tout de suite.

- Et le fait que tu aies voulu m’embrasser ?

- Dans le jeu aussi, les autres étaient tellement sidérés ! ... Bon le coup de poing, lui, il était pas prévu.

- ... Désolé. Tu sais qu’ils vont te charrier là-dessus maintenant pendant un bon bout de temps ?

- Ouais ... Mais bon, t’étais si mignonne.

Devant l’expression de fureur qu’affichait Gabriel qui se rapprochait dangereusement de lui, il tenta de se rattraper :

- Je rigole, détends-toi ...

Gabriel lui fit un croche-pied adroit alors qu’Alex reculait :

- Oh ça va toi ! Tu m’saoule !! T’es vraiment débile !

Il fi demi tour et partait quand Alex lui signala que Zugga voulait le voir. Gabriel grommela et se dirigea vers l’entrée du chapiteau, où devait certainement se trouver le directeur.  

- Pas mal ton numéro, gamin. Une vraie fillette, d’ailleurs certains clients se posent encore la question ...

Gabriel se retourna lentement vers Zugga, une expression impassible sur le visage. Zugga tenait dans ses mains une liasse de billets, certainement la recette du soir.

- Monsieur Zugga. Salua Gabriel sur un ton un peu ennuyé, les bras croisés.

- D’ailleurs, il paraît que Tony a réussi à te passer une robe ...

Il remuait le couteau dans la plaie encore ouverte, et le savait. Gabriel détourna le regard et soupira, ennuyé.

- Vous vouliez me voir, Monsieur Zugga. Rappela-t-il simplement.

- C’est donc vrai.

Il rigola un instant. Gabriel décida d’ignorer.

- Bref, on va avoir une nouvelle recrue, et je veux que tu t’en occupes.



La nouvelle personne arriva à peu près une semaine plus tard. C’était un montreur d’animaux plus ou moins exotiques. Et très vite Gabriel et Milo se rapprochèrent. Et il s’avère que Milo était alchimiste, sans que Zugga le sache. C’est donc lui qui appris à Gabriel les notions d’alchimie. Zugga, n’était au courant de rien, et les deux alchimistes avaient même conclu comme accord qu’il ne devait jamais être au courant de cela. Il apprenait vite et bientôt surpassa  son maître. Il avait déjà lu tous les livres de Milo, et il dépensait une partie de son maigre salaire pour acheter des livres sur l’alchimie.

Deux passèrent comme ça. Et un jour vint où Gabriel aida Alex qui avait un problème avec une des roues de sa roulotte. Alex ne savait pas pour l’apprentissage de l’alchimie, mais Gabriel lui proposa son aide. Il traça son cercle au sol, et transmuta la roue qui se retrouva comme neuve. Pas de chance, Zugga passait non loin de là au même moment et avait vu le flash alchimique. Il se dirigea donc vers la source de la lumière et trouva Gabriel qui tendait une roue toute neuve à un Alex abasourdi.

- GABRIEL ! hurla Zugga, hors de lui.

Le jeune homme sursauta, et se retourna vivement. Il ne s’attendait pas du tout à voir le directeur ici, alors qu’ils s’étaient assuré qu’il était bien occupé à l’autre bout du cirque ...

- Alchimie ?!

- Monsieur Zugga, je ... bafouilla-t-il, sans savoir quelle défense adopter.

- C’est toi qui as tracé ce cercle ?!

Bizarrement, bien qu’il y ait du travail à foison, toutes les personnes du cirque étaient en train de se rassembler autour de l’animation.

- Monsieur Zugga ...

- Réponds-moi ! Éructa-t-il.

- ...

A ce moment, un membre de l’assemblée attroupée autour d’eux affirma l’avoir vu faire la transmutation. Délation. Gabriel fusilla du regard celui qui n’avait pas su tenir sa langue.

- Bien. Tu vois ? Tout fini par se savoir. Bon alors, depuis quand tu fais ça ? demanda-t-il sur un ton plus calme.

Gabriel regarda dans les yeux avec affront, et ne répondit pas.

- Tu n’as pas l’air de comprendre. Depuis quand pratiques-tu l’alchimie ?

- ...

- Tu sais que je ne t’ai pas autorisé à apprendre l’alchimie.

Comme il l’avait prévu, Gabriel réagit immédiatement. Il croisa les mains et répondit du tac au tac :

- C’est ma vie, je fais ce que je v...

La main partie et claqua avec bruit. Un peu déstabilisé, Gabriel continua de le regarder dans les yeux presqu’immédiatement. Sa joue était un peu rosie sous le coup et ses bras étaient décroisés.

- T’as décidé de me tenir tête ? Je te rappelle, comme je le rappelle à toutes les personnes ici présentes que vos misérables vies m’appartiennent tant que vous travaillerez ici ! Je décide de votre salaire, je décide de votre repas, je décide du spectacle, je décide de vos vies aussi ! Alors, tu as une réponse à me donner ?

Gabriel resta stoïque. Zugga monta d’un niveau de colère supplémentaire. Il n’appréciait vraiment pas quand on lui tenait tête, et faisait rapidement appel à la violence ou au chantage.

- Très bien. Changeons. Qui t’as appris ? ... Parce qu’il y a bien quelqu’un ici qui a dû te l’enseigner, non ?

Gabriel ne répondit toujours pas. Le directeur décida d’effectuer sa recherche par élimination.

- Je ne pense pas que ce soit Mona, elle ne sait sûrement même pas ce que c’est tout simplement, pour le si peu qu’elle sache ...

Sous l’insulte, Gabriel serra les mâchoires. Répondre ne servirait à rien, ou du moins juste à la pénaliser elle. Il tenta plusieurs personnes, et finit par l’attraper par le col violemment. Le jeune homme le regarda avec arrogance et lui cracha :

- Cherchez encore. Je ne vous dirais rien.

- Très bien. Passons à une autre méthode alors. Dit-il simplement, avec un calme apparent, en le libérant.

Puis, sans prévenir, le premier coup partit sans que Gabriel ne s’y attende. Un second coup de poing au ventre lui coupa un instant la respiration et le plia en deux. Gabriel se tenait le ventre mais était toujours debout, il continuait de le regarder avec affront. Il ne pensait pas qu’il le frapperait directement, il était même sûr qu’il tenterait de lui faire du chantage et de l’intimidation.

- Toujours pas envie de parler ?

Et avant que Gabriel ne puisse répondre, s’il en avait eu l’envie, il lui asséna un violent coup de genou dans le ventre en lui maintenant les épaules. Gabriel laissa échapper un hoquet de surprise mêlée à de la douleur. Ses jambes ne le tenaient plus. Il s’agenouilla au sol, plié en deux, cherchant sa respiration. Zugga était à la fois en colère et heureux. Heureux de pouvoir se défouler sur le jeune homme mais en colère qu’il continue à lui tenir tête. Il s’avança vers lui et tira sur ses cheveux pour lui faire relever la tête. Gabriel grimaça.

- Encore muet ?

- Je ne vous dirais rien. Répéta Gabriel avec froideur.

Un autre coup partit et le coucha au sol, un peu sonné. Il secoua la tête afin de reprendre ses esprits.

- Vous vous rendez compte que vous me frappez juste pour une histoire d’alchimie ? releva-t-il en le regardant avec hargne, toujours au sol.

La pluie de coup s’abattit sur lui sans que Zugga ne prenne le temps de lui répondre. Gabriel se protégea comme il le pouvait en étouffant ses cris de douleur. Depuis le début, il savait qu’il ne pourrait pas y échapper, alors autant la faire venir plus vite. Soudain, une voix se détacha du silence causé par cette scène. Et les coups cessèrent. Gabriel en était essoufflé.

- Arrêtez ! C’est moi qui lui ai appris ! Arrêtez de frapper cet enfant de la sorte !

Gabriel reconnut la voix et aperçut vaguement Milo entre ses cheveux emmêlés qui lui retombaient devant les yeux. Il avait l’air essoufflé aussi. Gabriel savait qu’il était en ville le matin même. Il venait donc tout juste d’arriver.

- Hum, Milo ... Très bien. Il se pencha vers Gabriel. Voilà, j’ai ma réponse. Oublie ta paie de ce mois-ci, gamin. Ça c’est pour m’avoir tenu tête.

Sur ces derniers mots, il tapota la tête du garçon. Puis il se releva et invita Milo à parler plus en détails dans son bureau. Délaissant Gabriel ainsi que l’attroupement qui commençait à se disperser pour retourner à leurs occupations. Mona, elle, se précipita vers son protégé. Après ce qu’il venait de se passer, Gabriel ne pouvait pas marcher seul. Avec Alex, ils l’aidèrent à se relever, l’amenèrent jusqu’à sa roulotte et le couchèrent dans son lit. Mona observa attentivement ses blessures pour s’assurer qu’il n’avait rien de cassé. Fort heureusement, il n’en était rien. Il en ressortait avec de bons hématomes qu’elle s’appliquerait à masquer à l’aide de ses peintures pour les futurs spectacles.

Gabriel ne revit Milo que le lendemain. Contrairement au jeune, il n’y eut apparemment aucune violence. Juste un accord : ils avaient l’autorisation de continuer la pratique de l’alchimie. Mais Gabriel ne savait pas ce que Milo avait promis en retour. Et il ne voulait rien lui dire.


Ensuite, pendant les cinq ou six mois qui suivirent, Milo se concentra sur ses recherches. Gabriel l’assistait sans vraiment savoir ce qu’il cherchait réellement derrière. En parallèle, il continuait ses spectacles. Gabriel s’était rendu compte petit à petit que Milo s’intéressait de plus en plus aux animaux, et allait en acheter régulièrement, mais il se dit que c’était tout simplement normal pour un montreur d’animaux ... Il n’avait alors que seize ans.

Puis vint le jour où tout commença à basculer. En fin de matinée, il alla saluer Milo juste avant son numéro du spectacle, comme il le faisait presque chaque jour. En tenue de scène, il se rendit alors au petit chapiteau qui leur avait été attribuée pour pratiquer l’alchimie. Il était assez grand pour contenir deux tables sur tréteaux, tout en laissant un espace pour pratiquer. Le Milo qui lui entrouvrit les pans de la toile avait des cernes marqués sur le visage et semblait très perturbé. Gabriel prit alors conscience de ce qu’il n’avait pas su voir avant : Milo s’acharnait à la tâche, et il n’en dormait plus. Quel pouvait être ce but, cette chose qu’il avait promise à Zugga ? Milo ne cessait de jeter de rapides coups d’œil à l’intérieur, comme s’il s’inquiétait de ce qu’il y avait à l’intérieur. Ou plutôt comme s’il espérait que le garçon ne se rende compte de rien, compris rapidement Gabriel quand il insista pour entrer. Le blond remarqua alors du sang sur le pantalon de l’alchimiste quand il agrippa la toile. Il resta un instant figé sous la surprise.

- Qu’est-ce qu’il s’est passé ici Milo ? demanda-t-il à voix basse.

- Tu vas être en retard pour le spectacle, petit, argua le plus vieux en levant une main, paume vers le plus jeune afin de lui faire comprendre de déguerpir.

Son sang ne fit qu’un tour, Milo ne l’ai que très peu appelé « petit ». Il s’était passé quelque chose. Quelque chose de grave. Un frisson remonta le long de sa colonne vertébrale, comme pour lui confirmer sa pensée. Devenant d’un coup distant et froid, il écarta Milo, qui ne se défendit qu’à peine. Et entra en enfer ...

A peine fut-il entré qu’une odeur désagréable lui monta à la tête. Il connaissait cette odeur ... Dès que ses yeux se posèrent sur ce qui tourmentait Milo, il sentit son estomac se contracter d’écœurement. Et il porta une main à sa bouche de peur de rendre son petit déjeuner, l’autre s’agrippait à la planche servant de bureau, comme s’il voulait s’accrocher à la réalité tout autant qu’il se stabilisait avec cet appui. Pourtant il ne pouvait détacher son regard de ce funeste spectacle.

Cette chose était apparemment  un mélange non terminé entre un chien, à moins que ce ne soit un loup, un bouc et d’un poney. La transmutation n’avait pas donné pour résultat un être viable, car il semblait avoir projeté du sang un peu partout, ce qui expliquait le sang sur Milo. Il devait manquer quelque chose, pensa rapidement Gabriel.

Puis il se reprit un peu, et se retourna, blanc comme un linge, vers Milo. Celui-ci tenta de s’expliquer, mais le plus jeune parla plus vite. Il lui dit que ce qu’il avait fait était horrible, qu’il était horrible, il tenta de lui faire dire pourquoi il avait fait cela. Mais il fut coupé dans son élan, car au dehors, on l’appelait de vive voix. Milo murmura une dernière fois qu’il devait le faire avant que l’acrobate disparaisse. Irrémédiablement, Gabriel était en retard.

Gabriel cacha son malaise aux autres, ne montrant qu’un masque impassible, ou répondant d’une voix cassante aux éventuelles questions ou remarques. Durant son numéro, il ne pouvait penser qu’à ce qu’il s’était passé. L’esprit ailleurs, il manqua une première fois de bousculer un camarade, puis il tomba. Rien de grave, mais suffisamment pour qu’il arrive ensuite à se concentrer d’avantage sur son travail. En sortant, Zugga lui tomba dessus, le réprimant fortement pour sa chute. Gabriel ne dit rien mais termina rapidement afin de retourner voir Milo.

Lorsqu’il entra sous le chapiteau, Zugga était déjà là. Il se retourna vers lui, comme s’il savait qu’il viendrait. Milo était face au directeur, les yeux au sol.

- Le voilà, le petit prodige ! Comme ton compagnon semble incapable de me donner ce que je lui ai demandé, il m’a gentiment assuré que tu serais tout à fait capable de réussir où lui ne cesse d’échouer, susurra-t-il.

Gabriel voulut reculer, partir loin d’ici car il sentait le piège se refermer sur lui. Mais son corps refusait de bouger. Il chercha un instant un soutien de la part de son maître, mais n’obtient qu’un regard désolé. Alors, Zugga lui désigna plusieurs animaux attachés dans un coin, au sol était dessiné un cercle de transmutation. Le jeune compris tout de suite ce que le directeur du cirque lui demandait implicitement. Il refusa net. D’un mouvement rapide, Zugga sortit un pistolet et le braqua sur l’acrobate. Celui-ci releva le menton de défi et lui lança un regard froid. Mais le directeur s’attendait à cette réaction, il attrapa Milo et posa le canon de l’arme sur sa tempe. Ce dernier gémit des supplications. Le voyant faire, Gabriel s’était avancé d’un pas, mais stoppa devant le sourire de Zugga. Ce dernier désigna  d’un geste le cercle, lui intimant d’effectuer la transmutation. Le jeune alchimiste resta indécis. Trop longtemps à son goût car il retira le cran de sécurité de l’arme. Milo tremblait de tout son être.

Le blond se dirigea, résigné et sans un mot, vers les animaux. Quel imbécile, il s’était mis dans le piège tout seul. Il avait donc trouvé ce que Zugga avait demandé à Milo de faire ... Il réfléchit un instant, puis choisit les animaux qui, une fois transmutés ensemble, donneraient quelque chose de viable. Il corrigea le cercle, Milo n’était pas aussi soigné que lui. Il plaça au centre une poule, un gros lapin ainsi qu’un chien miteux. Il adressa une caresse à chacun tout en s’excusant à voix basse pour que le directeur ne l’entende pas. Zugga dû accentuer le poids de l’arme sur Milo car il l’entendit gémir de plus belle. Ça lui déchirait le cœur de faire du mal à des animaux, mais il n’avait pas le choix ... Zugga était prêt à sacrifier Milo, qui ne lui était d’aucune utilité.

Agenouillé au sol, il posa alors ses mains sur le bord du cercle et effectua sa première transmutation sur des animaux. Il en résultat un chien à plumes avec de grandes oreilles de lapin. Le pauvre animal était terrorisé. Si on peut appeler ça un animal ... pensa Gabriel avec tristesse. Zugga, lui, s’exclama et le félicita d’une frappe bourrue dans le dos. Il lança au passage un pique acerbe à Milo qui était resté stupéfait devant le résultat. Tous deux partirent avec l’animal hybride, laissant Gabriel les bras ballants toujours au sol. Il était abattu par ce qu’il venait de faire, c’était un acte horrible. Et en plus, il avait réussi. Des larmes perlèrent à ses yeux et coulèrent le long de ses joues. Il se laissa aller un moment en silence. Puis il se reprit et rentra dans sa roulotte.

Deux jours plus tard, Zugga l’attendait avec un buffle et un reptile dont la gueule était solidement attachée. Gabriel refusa de nouveau. Le directeur souffla son mécontentement, brandit une nouvelle fois l’arme sur Milo et retira immédiatement le cran de sécurité. Le jeune garçon s’exécuta, résigné. Il en résulta un buffle doté d’une queue de reptile et de la même dentition. Cet animal agressif tenta d’attaquer Gabriel qui bascula en arrière et recula rapidement, mais l’animal était fermement maintenu par une corde solide. Il se retrouva assis par terre, un bras devant lui tentant de se protéger de l’attaque, sous le rire exubérant de Zugga. Gabriel lui lança un regard méprisant.

Soudain, il y eu une détonation qui sonna comme une explosion aux oreilles de Gabriel. Il mit du temps à comprendre ce qu’il venait de se passer. Milo s’écroula sans bruit comme au ralenti pour le jeune alchimiste qui se précipita pour le réceptionner. Il hurla quand il prit conscience que Milo était mort. Tué par Zugga. Au moment où il se retourna vers Zugga avec hargne, il se retrouva face au canon pointé entre ses deux yeux. Stoppé dans son élan, il loucha un instant dessus. Zugga le réprimanda d’un claquement sec de langue, comme il le ferait pour un chiot.

- Il ne m’est plus utile maintenant que je sais que, toi, tu réussis tes transmutations, expliqua-t-il d’un air condescendant. Allez, viens. J’ai d’autres projets pour toi.

Il le saisit par l’avant bras et l’éloigna avec brutalité du cadavre. Gabriel se débattit comme il le pouvait tout le long du trajet, mais Zugga ne lâcha pas sa prise. A un moment, il lui tendit une feuille où était dessinés deux cercles de transmutation. Le plus jeune cessa de se débattre, méfiant. Le directeur lui demanda de vérifier s’ils étaient corrects et permettaient d’effectuer le plus de transmutations. L’alchimiste hocha la tête, et avant qu’il n’ait le temps de dire quoi que ce soit, le directeur le traîna dans la roulotte qu’il partageait avec Mona. Il frappa deux coups brutalement et entra directement. Immédiatement, Gabriel s’écarta du directeur qui le lâcha. Zugga ordonna directement à Mona de reproduire ces deux cercles sur les paumes du garçon. Celui-ci allait répliquer, quand Mona lui fit un geste discret afin de lui intimer le silence. Il fusillait du regard le vieil homme, il avait aussi peur qu’il s’en prenne à elle.

- Dans quel but ? demanda-t-elle simplement.

- Notre cirque en a besoin.

Elle lui expliqua sans précipitation qu’elle avait besoin de matériel spécifique pour cela. Il lui accorderait l’argent qu’il faudrait. Puis il annonça au jeune acrobate qu’il ne participerait plus au numéro, et qu’il était assigné à résidence jusqu’à nouvel ordre. Enfin, il sortit. Gabriel de son côté s’affala sur la banquette, le regard perdu dans le vide. Il était encore sous le choc de ce qu’il venait de se passer. Quand elle le questionna, il lui dit la vérité : Zugga avait tué Milo de sang froid. Et il ne dit plus un seul mot pendant plusieurs jours. Mona sortit acheter ce dont elle avait besoin, et lui rapporta que la version officielle était que Milo s’était suicidé. Elle n’obtint aucune réaction de sa part, si ce n’est qu’une contraction de la mâchoire et de ses poings.

Enfin, elle mit en place son matériel, puis observa avec attention ses mains. Elle lui fit ses tatouages, tout en ayant au préalable anesthésié ses mains à la douleur. Il observait ses gestes, impassible. Elle avait choisi la couleur rouge. Mona avait toujours préféré lui faire des tatouages rouges, ils allaient bien avec son teint ordinairement pâle. Un bref instant, le garçon pensa que cela ressemblait à du sang. Puis, se rappelant le sang de Milo, il exclu cette pensée parasite de sa tête.



A suivre ...



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Dernière édition par Gabriel Wombwelli le Mar 4 Mar - 19:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Partie 2 / 2   Mar 4 Mar - 19:03

WOMBWELLI - Gabriel



Un certain temps passa, tout juste le temps pour que les mains du garçon soit en état d’effectuer des transmutations. Gabriel ne disait toujours rien, ressassant sans cesse ce qu’il s’était passé. Zugga revint le chercher et lui ordonna de créer de nouvelles  chimères. Devant son nouveau refus, il le menaça par le biais de Mona, dont il savait qu’il la considérait comme une mère. Il s’exécuta donc. Il en créa une, puis deux, puis dix, vingt ... Au fil des jours qui passaient, Zugga s’appliquait aussi à le torturer psychologiquement. Ainsi, comme pour toutes les autres personnes lui tenant tête, celles-ci se soumettaient plus facilement. Zugga demandait des choses assez précises, sur des animaux pas toujours conciliants. Mais jamais Gabriel n’échoua une transmutation.

Pour chacune de ses transmutations, Zugga était accompagné d’un homme, du type d’hommes baraqués comme une armoire à glace. Tout dans les muscles, rien dans la tête. Il était relativement simplet, mais convenait à Zugga pour la surveillance du jeune alchimiste. Connaissant sa force, Gabriel ne tenta rien contre ce géant qu’il devinait bien plus fort que lui. Souvent, Zugga l’invitait à manger avec lui. Des fois chez lui, des fois dans quelque petit restaurant non loin du cirque. Le colosse, Bran, les accompagnait aussi. Gabriel soupçonnait que cette démarche ne soit pas purement amicale, mais juste pour garder en permanence un œil sur lui, d’ailleurs le directeur ne ratait jamais une occasion de lui rappeler à quel point il pourrait mettre en danger Mona s’il esquissait le moindre acte déplacé. Bran et le garçon échangeait quelques fois des paroles, qui ne duraient pas bien longtemps. Enfin, pas plus longtemps que nécessaire.

Plusieurs fois, les deux hommes mangèrent sans le directeur qui avait affaires ailleurs. Bran, de sa voix bourrue, posait alors quelques questions au plus jeune et inversement. Sans dire qu’ils avaient finis par sympathiser était loin du compte, mais ils se toléraient. Un soir, le colosse s’intéressa aux tatouages sur les paumes du plus jeune. Ce dernier lui répondit. Bran resta pensif jusqu’à la fin du repas. Gabriel ne s’en outra pas, au contraire. Il se retrouva seul un instant, l’autre étant allé saluer un homme aux cheveux grisonnants. Puis ils lui firent signe de les rejoindre au bar. Une fois assis, le vieil homme lui tendit un verre puis l’incita à trinquer. Ce qu’il fit, sans savoir que derrière le goût sucré de la boisson se cachait de l’alcool fort. L’homme lui tendit un deuxième, puis un troisième verre. Gabriel, saoul, suivit bêtement les deux autres hommes sans même se poser la moindre question.

Le lendemain, il se réveilla tout habillé dans son lit. Dès qu’il voulut se relever, un violent tournis l’obligea à se recoucher. Tout en gémissant, il porta sa main à la tête. Recouché dans son lit en position fœtale, il remarqua un pansement sur sa main droite. Ce fut ce moment que Mona choisi pour entrer dans l’espace qui lui était réservé dans la roulotte. Elle parlait fort, lui ébouriffa les cheveux, avec trop de violence pour le pauvre garçon et alla ouvrir les rideaux. Sous l’assaut de la lumière vive du dehors, Gabriel se réfugia sous sa couverture ... que Mona lui ôta deux secondes plus tard.

- Monaaaaa ... gémit-il d’une vois pâteuse, tu parles trop fort ! Pourquoi tu rentres comme un ouragan ? J’ai rien fait moi ...

La femme s’assit sur le bord du lit et attendit un instant que les yeux de Gabriel s’habituent. Puis, avisant le pansement sur la main du garçon, elle l’attrapa et lui demanda s’il s’était de nouveau battu. Il répondit à la négative. Que lui était-il arrivé ? Gabriel haussa les épaules, il ne se souvenait de rien de la soirée de la veille ... Mona retira son bandage et fronça les sourcils :

- On dirait que tu apprécie les tatouages plus que je ne le pensais. Elle le regarda et sourit : Tu t’es fait un nouveau tatouage, tu ne t’en souviens pas ?

- Quoi ?! (Cela sonna plus : Ke-wah ?!)

Il se releva, oubliant un instant sa migraine, et approcha sa main. En effet, sur le dos de sa main droite s’affichait fièrement un nouveau tatouage, lui aussi fait d’encre rouge. Il représentait l’ouroboros. A son tour, il fronça les sourcils. Et avant qu’ils n’aient pu échanger à ce sujet, Zugga vint le chercher. Il sut rapidement qui était à l’origine de ce « cadeau », parce qu’effectivement s’en était un. Bran lui avait fait ce cadeau, avec son propre argent afin de payer le tatoueur. Tout simplet qu’il était, il avait compris, pour on ne sait quelle raison, qu’hier était son anniversaire. Il avait bêtement fait le lien entre son anniversaire, ses cercles de transmutation aux creux de ses mains et l’alchimie qu’il le voyait pratiquer tous les jours. Il expliqua vaguement qu’il avait déjà vu quelqu’un avec ce même tatouage, sans plus de renseignements. Gabriel commença à s’emporter devant la stupidité évidente de l’homme, quand Zugga l’interrompit sèchement, le menaçant d’utiliser Bran contre lui s’il ne se calmait pas tout de suite.

- L’ouroboros ... N’est-ce pas le cycle éternel du temps ? Un peu comme ... Oui, c’est tout à fait ta situation. Bran n’est pas idiot : petit tu faisais déjà parti du cirque, aujourd’hui tu me crées des chimères, tu es mon alchimiste, et cela continueras tant que tu seras en vie. Oui c’est cela, tu feras toujours parti de ce cirque, tu m’obéiras toute ta misérable vie. Et tu exécuteras tout ce que je te dis, jusqu’à ce que tu meures, ou que je te tue ...

Il laissa planer la fin de sa phrase, un sourire s’étira sur ses lèvres lorsqu’il vit que celle-ci avait fait mouche.

Puis, les jours passèrent au rythme régulier des transmutations à effectuer. Les chimères ainsi créées rejoignaient les autres et étaient enfermées toute la journée, puis montrées aux spectateurs lors des représentations. Bientôt, Zugga lui permis de faire un numéro. Il exigea qu’il soit d’un nouveau genre, alliant acrobaties et alchimie. Il en fut ainsi fait. Grâce à ses cercles de transmutations, il n’avait pas besoin de tracer de cercle. Pendant ses cabrioles, il exécutait diverses petites  transmutations dès que ses mains touchaient le sol. Ce mélange étonnant, montré uniquement le soir, ravissait les spectateurs, qui devaient payer le double du prix comparé à la représentation du midi.

Zugga était content de lui-même. Il n’avait jamais obtenu autant de recettes. Et plus le nombre de spectateurs augmentaient, plus il en demandait à Gabriel qui avait maintenant presque dix sept ans. Il lui laissait de moins en moins de repos. Il achetait de nouvelles espèces rares d’animaux et lui ordonnait des résultats démesurés. Le garçon dormait de moins en moins, mangeait à peine et avait maigrit. Seul Zugga ne le voyait pas. Pour lui, il feignait se sentir fatiguer dans le but d’en faire moins. Tous les mêmes ces gamins !

Mona, elle, s’inquiétait beaucoup pour lui. En effet, il devait jongler avec ses transmutations diverses, autant pour créer des chimères que pour créer ou réparer quelque objet ab-so-lu-ment nécessaire, mais aussi avec ses maigres recherches sur la transmutation sur animaux, ses répétitions et ses représentations effectuées sept jours sur sept et deux fois par jour. Avant chaque représentation, Mona lui peignaient les tatouages sur tout le corps. C’était un laps de temps qu’il appréciait, le seul moment où il pouvait se relaxer, ne penser à rien, et éventuellement fermer les yeux pour espérer dormir un peu. Mona, à la demande du jeune homme, avait modifié un peu les tatouages, apportant une plus forte touche sur les dessins alchimiques.

Evidemment, avec un tel rythme, personne ne peut tenir très longtemps. Un jour, une violente tempête s’abattit sur la région où ils avaient installé leur cirque. Après la fin de la représentation, une fois le chapiteau vidé de tous ses spectateurs, il revenait vers sa roulotte où Mona l’attendait devant la porte, le regard inquiet par cette tempête d’une rare violence. Dos au chapiteau, elle ne vit pas que le chapiteau était en train de s’écrouler sur leur roulotte. Une peur terrible envahi Gabriel qui hurla pour la prévenir. Le vent en colère porta ses cris ailleurs et Mona n’entendit rien, de même qu’elle ne compris pas ses gestes. Comprenant qu’il devait agir au plus vite, il se jeta au sol et transmuta immédiatement la terre autour de lui, en une roche très dure qui forma un second toit, protecteur, au dessus de la roulotte, mais surtout au dessus de Mona. Finissant tout juste sa transmutation qui avait absorbé ses dernières forces, il s’évanouit et tomba lourdement au sol, totalement inconscient, ses longs cheveux blonds balayés en tous sens par les bourrasques du vent en colère.

...

Gabriel se revient à lui avec beaucoup de difficultés. Il ouvrit les yeux, mais sa vue était trouble. Il avait mal partout, autant dans la tête que dans le reste de son corps. Cette sensation lui rappelait celle qu’il avait dû supporter lorsque Bran l’avait fait boire, mais en pire ... Il entendait du bruit, mais n’arrivait à distinguer aucun parmi le brouhaha. Il avait chaud, puis soudainement froid, très froid. Ses yeux captèrent un regard vert. Un léger cliquetis parvint à ses oreilles. Puis se sentit repartir.

Lorsqu’enfin Gabriel se réveilla, c’était comme s’il était un noyé qui revenait enfin à la surface de l’eau. Il inspira soudainement comme s’il n’avait pas pu respirer librement depuis un certain temps. C’était comme s’il goûtait de nouveau à cette sensation, l’air qui rentre, puis ressort. Combien de temps passa comme cela ? Il ne savait pas.  

Il sentit qu’on lui serrait la main. Quelqu’un renifla  à côté de lui. Il fronça les sourcils et se força à ouvrir les yeux. Après quelques battements de paupières, il découvrit Mona, les yeux mouillés de larmes contenues, un sourire de soulagement aux lèvres.

- Hey ... salut toi, dit-elle à voix basse.

Gabriel tenta de se s’asseoir, mais il sentit une douleur lui parcourir tout le corps. Grimaçant, il porta sa main droite à la tête et aperçut une perfusion qui passait sous ses mitaines chaudes. Il était vêtu d’une espèce de pull moelleux  qui lui couvrait les bras et dans lequel il se sentait bien.

- ... Humm ... Salut ..., répondit-il d’une voix pâteuse, euh ... je suis où là ? ... Qu’est-ce qu’il s’est passé ? ... Mona ?

Elle lui sourit encore, et il crut lire pendant un court instant de la peur dans ses yeux. Elle s’approcha et le prit dans ses bras pendant un moment. Puis elle répondit à ses questions, elle lui dit qu’ils étaient chez un médecin de campagne qui avait bien voulut le prendre en charge, et elle lui expliqua ce qu’il s’était passé. Il avait perdu connaissance pendant la tempête. Mona n’avait pas réussi à le faire reprendre conscience et s’était vraiment inquiétée. Elle lui dit même qu’elle l’avait un instant cru mort, tellement il était inerte et qu’elle avait eu du mal à sentir son pouls battre. Il avait été inconscient pendant une quinzaine de jours.  Il ne le sut que bien plus tard, Zugga avait soudoyé le médecin pour qu’il reste inconscient le temps qu’il désirait. Malheureusement, cela aurait une incidence pour plus tard, sa santé devint plus fragile.

Ledit médecin entre dans la chambre, fronça un instant les sourcils en le voyant réveillé et alerte. Mona et Gabriel le saluèrent poliment. Sans un mot, il fit ce qu’il avait à faire et repartit rapidement. Quelques minutes plus tard, un plateau contenant son repas lui fut amené. Le jeune garçoon mangeait quand Zugga entra sans frapper dans la chambre. Ils échangèrent quelques mots, rien de bien signifiant. Puis il repartit aussi. Le jeune alchimiste voyant la nuit tomber et, malgré qu’il ne se soit pas réveillé depuis longtemps, il sentit le besoin de se reposer encore. Il se rendormit alors, Mona veillant inlassablement sur lui.

Le lendemain, il allait mieux. Il réussit à s’asseoir et demanda à changer de vêtements. Mona lui en apporta de nouveau, puis alla remettre le plateau repas dans la cuisine. Pendant ce temps, Gabriel ôta ses mitaines en soupirant, son esprit tout occupé à penser que Mona était vraiment comme une mère pour lui, elle ne l’avait pas quitté tout le long de son ... comment pourrait-il appeler ça ? ... Repos ? Puis son regard fut attiré par une petite trace rouge sur son poignet droit. Peut-être du sang résultant de sa perfusion. Curieux, il releva quand même la manche de son pull. Le trait se continuait et était rejoint par d’autres. Bizarre. Comme ... des dessins. Oui, il connaissait ces dessins. C’étaient les peintures que lui faisaient Mona pour ses représentations. Il retira son pull, et cela se confirma.

Sans même s’en rendre compte, il porta un doigt à sa bouche et commença à vouloir effacer les tatouages. Rien ne se passa. Etrange. Enfin, peut-être pas, Mona avait peut-être amélioré son encre. Il repéra une bouteille de dissolvant et imbiba un coton puis l’appliqua sur les marques. Rien ne se passait. Normalement cela devrait fonctionner. Fronçant les sourcils, il essaya autre part. Toujours rien.  Assis sur le bord de son lit, il fit tomber son pantalon. Là aussi, ses marquages de spectacle étaient présents. En y réfléchissant, s’il avait été inconscient pendant environ quinze jours, ils auraient dû disparaître, ou bien quelqu’un avait bien dû faire sa toilette.

Il était là, en caleçon noir, perdu dans ses pensées quand Alex entra.

- Alors la Belle aux bois dormant ? Enfin réveillée ? dit-il sur le ton de la rigolade. Tu observes tes beaux tatouages ?

N’obtenant qu’un regard d’incompréhension, il s’assit face à lui, et reprit :

- Hey ... Ça va pas ? ... Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Tu me reconnais ?

- ... Je te reconnais Alex, merci de me prendre pour un débile.

- Bah alors, pourquoi cette tête ? Renchérit-il dans un éclat de rire.

- ... Ils devraient plus être là, j’arrive pas à les effacer ..., avoua-t-il d’une voix dans laquelle on sentait toute sa frustration mêlée à son incompréhension. Il n’avait pas besoin d’en dire plus, Alex avait compris ce qui le chagrinait.

- Ah ... Euh ..., il se gratta la tête mal à l’aise, tiens Mona n’est pas là aujourd’hui ?

Pourquoi parlait-il subitement de Mona ? Elle qui était réputée faires de si beaux tatouages. Soudain, une idée assez saugrenue lui vint à l’esprit : Et si Mona ... Le plus jeune releva subitement la tête vers le brun qui évita soigneusement son regard.

- ... Non ...

Ce n’était pas une réponse à sa question. Dans sa tête, il commençait à assembler les pièces du puzzle.  Alex croisa enfin son regard, et sourit totalement gêné par la situation.

- Ne me dis pas que ...

- Ecoute Gab’ ...

[colordarkred]- ... Non, non, non ...[/color], le garçon secouait la tête frénétiquement, cherchant sans doute par ce moyen de se convaincre lui-même que ce ne pouvait pas être possible.

- Calme-toi

- ... C’est pas possible ...

- Je vais t’expliquer, c’est pas ce que tu crois ...

Ils parlaient en même temps, sans s’écouter. Mona revint, captant le regard blessé de Gabriel. Alex compris qu’il était temps qu’il parte. Les deux autres s’expliquèrent, Gabriel ne comprenait pas et criait. Mona tentait de s’expliquer, et haussa le ton aussi. Puis le silence se fit, et Mona sortit de la chambre en pleurs. Les mots avaient étés bien cruels des deux côtés. Mona lui avait fait ces tatouages, en vrai, sur tout le corps. Il était marqué à vie, contre sa propre volonté. Jamais, au grand jamais, il n’avait demandé cela. Comment avait-elle pu lui faire ça ? Elle, la seule personne en qui il avait totalement confiance ...

Deux jours plus tard, Alex revint le voir. Gabriel était encore en colère contre celle qu’il considérait comme sa mère. Il tenta de lui expliquer ce qu’il s’était réellement passé. Mona avait été forcée par Zugga de lui faire ces tatouages. Il l’avait manipulée psychologiquement, et bien qu’elle ne se laisse jamais faire, il l’avait menacé habilement. Et elle s’en voulait. Alex avait tout entendu et tout vu, Zugga avait fait en sorte que l’alchimiste se détache d’elle par ce biais, qu’il perde toute confiance en elle. Cela avait faillit fonctionner sans l’intervention d’Alex. Gabriel et Mona s’expliquèrent une seconde fois, plus calmement. Tout revint dans l’ordre, et bientôt il fut temps de retourner au cirque.


Les journées reprirent au cirque. Le rythme s’était un peu relâché pour Gabriel. Mais ce dernier en voulait à Zugga. C’était lui qui l’avait marqué, indirectement. Malheureusement, il ne pouvait rien faire. Il était impuissant face au directeur, et Bran suivait toujours l’alchimiste de près.


Quelques mois plus tard, il avait presque dix huit ans. Pour la première fois, le cirque avait été autorisé à venir planter le chapiteau à Central. Pendant trois représentations de suite, quelques hauts gradés de l’armée vinrent assister au spectacle, un peu plus chaque soir. A cette occasion, Zugga ne tenait plus en place, exigeant le meilleur de chacun. Il avait mis la barre très haute, et criait sur tout le monde. L’atmosphère était intenable.

Pour le troisième spectacle, Gabriel avait dû créer quatre nouvelles chimères. Elles devaient sortir de l’ordinaire pour l’occasion. Zugga avait acheté des animaux exceptionnels, Gabriel ne devait en aucun cas échouer. La première était un magnifique cheval, transmuté avec de grands aigles. Il en résultait donc un cheval ailé. La seconde était le fruit d’un mélange astucieux d’un lion, d’un zèbre et d’un vautour. La troisième arborait les aspects du singe et les couleurs des perroquets ainsi que les ailes. Enfin la dernière était un mélange de divers prédateurs : serpents, lion et crocodile. Elle possédait la tête fière du lion, à ceci près qu’elle avait les pupilles reptiliennes, et ses crocs semblaient contenir du venin. Le pelage soyeux du lion avait laissé place aux écailles froides héritées du crocodile, mais les corps restait de forme féline, jusqu’au bout des griffes. Enfin, il avait une queue terminée par la sonnette typique des serpents à sonnette. Cette dernière était particulièrement agressive. Grâce à un habile écart ainsi qu’une transmutation rapide, il avait réussi à parer et attacher la créature. Dieu, qu’il était content d’avoir acquis une telle souplesse et rapidité ! Ces chimères étaient montrées au public entre deux spectacles, soient maintenues solidement par deux ou trois hommes forts, ou bien en semi-liberté en installant des doubles grilles autour de la scène.

Pendant cette représentation, tout ce passa sans accros. Jusqu’au numéro de Gabriel. En lui-même, le spectacle de ce dernier s’était passé correctement sous les exclamations ravies du public devant ses acrobaties, ses jeux de feu mais surtout ses transmutations. Il n’eut pas le temps de finir son numéro. Il venait tout juste de finir une série de pirouette, quand il sentit la foule retenir son souffle. Ce court instant où tout le monde retient son souffle avant de céder à la panique. Troublé par ce sentiment, il observa rapidement le public quand un rugissement qu’il avait entendu à peine une heure auparavant retentit sous le chapiteau.

Il fit volte-face. Il ne fut pas tout à fait surpris d’apercevoir qu’il avait un nouveau compagnon de scène : la chimère lion-serpent-crocodile se tenait à quelques mètres de lui. Elle avait apparemment réussi à s’échapper de sa cage. Il jura à voix basse.

Chimère:
 

La chimère lui montra furieusement les crocs, c’était après lui qu’elle en avait, Gabriel en était certain. Alors qu’elle s’élançait pour l’attaquer, le jeune alchimiste s’accroupit et plaqua ses mains au sol, érigeant une solide paroi en verre épais tout autour de la scène grâce au sable afin de protéger les spectateurs. Puis, il roula sur sa droite et se releva un peu plus loin. La chimère ne l’avait pas touché mais faisait déjà demi-tour. Dans le public, on retenait toujours son souffle, en pensant que c’était sans doute un nouveau numéro. Gabriel, en petit haut, jupette et pieds nus, n’était pas en meilleure position pour lutter contre la bête. Il jetait des coups d’œil fréquents vers les coulisses. Il entendit des appels, puis cela changea de ton lorsque les personnes s’aperçurent que la bête manquante se trouvait sur scène, avec l’acrobate. Distrait un instant de trop, la chimère lui assainit un violent coup de pattes, lui laissant trois entailles profondes et parallèles sur son flanc droit. Il laissa échapper un hoquet de douleur, plaqua sa main gauche afin de compresser les plaies et transmuta rapidement une barrière d’épines afin de le tenir à distance respectable. Puis, accolé à la paroi de verre, il transmuta une ouverture. Dès qu’il vit les premiers visages inquiets, il les toisa froidement, et tendit un doigt de sa main disponible vers la chimère qui feulait de colère.

- Je crois que vous vous êtes oubliés quelque part, dit-il simplement d’une voix glaciale.

Il obtint comme réponse de petits sourires gênés ainsi que des regards que l’on détournait prestement. Puis, il s’extirpa de l’arène. Dans le brouhaha, personne ne vint s’inquiéter de l’état de l’alchimiste. Il était adossé à un poteau majeur du chapiteau, près des coulisses, observant d’un regard vague les allées et venues de la troupe et de quelques personnes des alentours étant venues prêter main forte, quand Mona l’agrippa fermement.

- Gabriel, mais tu saignes ?!

Gabriel tendit la main afin de la rattraper et la rassurer, lui dire que ce n’était sûrement pas grand-chose, mais elle était déjà partie parcourir les gradins appelant un médecin à l’aide. Le jeune blond soupira, et un faible sourire étira ses lèvres. On ne pouvait pas la changer ... Il changea de pied d’appui, fit deux pas avec la ferme intention d’aller chercher Mona, d’aller la calmer, elle s’affolait pour rien ... quand le décor se mit à bouger dans tous les sens. Le jeune acrobate tendit le bras afin de se rattraper au pilier qui ne devait pas être bien loin. De solides bras le rattrapèrent, appuyant sur ses blessures, ce qui le fit grimacer et gémir de douleur. L’homme en uniforme le fit s’asseoir et après avoir écarté son bras gauche qui protégeait encore son flanc blessé, il ausculta rapidement le garçon en lui parlant d’une voix grave.

Rapidement, il fut amené à l’hôpital militaire et soigné. Quand des militaires vinrent lui poser des questions sur les origines de la chimère, il répondit par la stricte vérité, affirmant que c’était lui qui avait créé cette bête, comme toutes les autres chimères présentes au cirque, mais sur ordre du directeur.  D’ailleurs ce dernier ne vint pas le voir. Les militaires repartirent étonnés par les réponses de l’adolescent.

Un peu plus tard, ce fut un général de brigade qui vint le voir. Il l’invita à passer l’examen des alchimistes d’état. Quand il fut repartit, l’homme qui lui avait porté secours entra dans sa chambre. Il s’appelait Yulë. Ils parlèrent pendant des heures. Le lendemain, il revint le voir aussi. Et de fil en aiguille, une amitié sincère se tissa entre eux.

Sur les conseils du militaire, et sans que le directeur du cirque ne le sache, il passa le concours des alchimistes d’état le lendemain de ses dix huit ans. Il fut accepté haut la main. En effet, ses nombreuses chimères avaient pu être observées par certains militaires présents. Cependant, certains émettaient de sérieux doute sur cette jeune tête blonde.

Il fut engagé le jour-même. On lui passa l’uniforme, qui lui allait relativement bien, mais qui cachait surtout tous ses tatouages. Il conserva les mitaines qui masquaient les derniers. On le présenta à sa nouvelle équipe, et quand il leur dit qu’il travaillait dans un cirque, l’un de ses nouveaux collègues s’exclama :

- Eh les gars ! Nous avons un clown parmi nous ! Si c’est pas une fierté ça !

Tous éclatèrent de rire. Le jeune alchimiste réussit quand même à expliquer qu’il était acrobate. Il n’en révéla pas plus, mais les messes basses s’en chargèrent pour lui. Pendant les premières semaines, il eut de petites missions qui l’occupèrent et lui permit de penser à autre chose.

Au bout d’un mois et demi, curieux du fait que son alchimiste personnel ne soit pas réapparut dans son cirque, Zugga se pointa à l’hôpital militaire. Il fit tout un scandale lorsqu’il découvrit que le petit n’était plus là. On le fit appeler, et Gabriel arriva au plus vite, accompagné de deux collègues, dont Yulë. Lorsqu’il avisa le jeune alchimiste en uniforme, il cracha à ses pieds. D’un mouvement habile de ses pieds, le plus jeune évita le crachat et manifesta son mécontentement d’un claquement de langue. Le jeune Gabriel avait prit de l’assurance, mais il avait oublié pendant un court instant le caractère vengeur de Zugga. Le ton monta rapidement et le directeur faillit lever la main sur les militaires. Voyant qu’il n’y avait aucun moyen de discuter, Gabriel prit congé et alla réfléchir dans son nouveau bureau. Yulë vint le retrouver et lui dit qu’il avait tenté d’expliquer à son ancien patron que son protégé était maintenant majeur et qu’il était en droit de faire ce qu’il voulait. L’alchimiste cassa son crayon à papier lorsqu’il entendit le terme que son ami avait utilisé : « protégé » ... Ce n’était pas vraiment le mot qu’il emploierait. Sous le regard insistant de son camarade, il s’excusa de son excès de colère. Puis quand il entendit que Zugga était partit avec un sourire en coin, l’esprit de Gabriel s’éclaira spontanément. Il empoigna son manteau et se précipita vers la sortie.

Yulë, qui connaissait le passé de l’alchimiste dans les grandes lignes, avait suivit le raisonnement du plus jeune. Il alerta une poignée de militaires et suivirent au mieux le blond qui avait déjà filé.

Gabriel arriva rapidement au cirque, une dague transmutée au préalable dans la main. Il trouva Zugga, accompagné de Mona qui avait les mains liées devant lui. Ils échangèrent quelques mots. Ce que redoutait Gabriel était en train de se passer : Zugga tentait de le manipuler une fois encore, et cette fois par le biais de Mona. Dans une telle position, Gabriel ne pouvait rien faire : Zugga tenait Mona, le pistolet chargé sur la tempe. Et la dernière fois que le jeune s’était retrouvé dans cette position, la personne prise en otage était morte.

A ce moment, les autres militaires arrivèrent en renfort, fusils en main. Cela déstabilisa Zugga assez de temps pour permettre à Gabriel d’écarter Mona et de la mettre en sécurité derrière lui. Des coups de feu retentirent, Zugga ne se laissa pas faire. Lui et Gabriel échangèrent quelques passes d’épée et le directeur finit le cœur transpercé par la dague de l’alchimiste. Le jeune blond reste quelques instants interdit devant ce qu’il venait de faire, quand on l’appela un peu plus loin. Mona avait été touchée par une des balles, sûrement celles de Zugga qui s’était fait un malin plaisir de vouloir transpercer la peau de Gabriel. L’ancien acrobate hurla et se précipita vers Mona, dont la vie s’échappait déjà. Agenouillé, la tête de Mona reposait sur ses genoux et il passait inlassablement les doigts fins dans la chevelure de la femme, les larmes coulant en silence sur ses joues.

La troupe entière était réunie à l’enterrement. Et c’est à partir de ce jour-là que Gabriel s’investit dans l’armée. Il servit sur quelques combats, malgré son jeune âge. Mais cela lui permit de monter rapidement les échelons.

Gabriel aux combats:
 

A vingt ans à peine, il était devenu lieutenant. Yulë était maintenant sous ses ordres, et savait prendre soin de son supérieur quand celui-ci restait à travailler tard dans la nuit et finissait par s’endormir sur son bureau.



~ Fini ! ~


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MessageSujet: Re: Gabriel Wombwelli   Mar 4 Mar - 19:10

Et voilà ~

Ma présentation est finie ! (Oui enfin !)
Vous avez dû vous en rendre compte (ou pas) mais Gabriel n'a pas de surnom d'alchimiste d'état.

Et c'est là que vous intervenez : Glissez-moi des idées suite à l'histoire que je viens de poster ! ;-)

Merci ~
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MessageSujet: Re: Gabriel Wombwelli   Mer 5 Mar - 16:38

Bienvenue parmi nous Gabriel ! 8D
Bon, en ce qui concerne ta présentation, la longueur des textes est bien respectée (surtout pour l'histoire ! *clapclap*) et ton style est très agréable à lire ! Ton niveau d'écriture est très bon malgré quelques petites fautes qui gênent à peine la lecture.
Je me permet donc, avec un grand plaisir, de valider ta fiche tant attendue, et même te décerner une mention Excellent !


Mention : Excellent
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MessageSujet: Re: Gabriel Wombwelli   Mer 5 Mar - 18:25

(Des fautes d'orthographes ?! Où ça ?! Désolée, généralement y en a aucune mais je me suis à peine relue tellement le texte est long et que j'étais surtout pressée de poster ! ^^)

Merci !


Une petite idée de nom d'alchimiste d'Etat ? Hum ?
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MessageSujet: Re: Gabriel Wombwelli   Jeu 6 Mar - 13:08

T'en fais pas, c'est pas des grosses fautes.. Je t'en cite quelques unes si tu veux : Quoiqe > Quoique* / Violement > Violemment* / Androgynie > Androgénie* et quelques fautes d'accords, etc.. Enfin, bref. Ne t'inquiète pas pour ça, c'est pas une catastrophe ! ;)

Et de rien ! :3

Hum, je ne sais pas quoi te proposer, il faut que ça reflète bien ton personnage que ce soit au niveau physique ou même mental, peu importe, pourquoi pas un surnom en rapport avec ses tatouages ? Ou par rapport à un trait de caractère important chez ton personnage ? Enfin, je ne sais pas si je t'ai aidé, j'essaye de te conseiller en tout cas. ^^'



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MessageSujet: Re: Gabriel Wombwelli   Jeu 6 Mar - 13:42

Re bienvenuuue x)
Je t'avoue que moi non plus j'ai pas d'idée pour ton titre d'alchimiste. Mais peut-être qu'il n'en a pas ^^
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MessageSujet: Re: Gabriel Wombwelli   Jeu 6 Mar - 18:31

Oooooouuuups ! En effet, j'ai pas vraiment relu ce que j'ai écrit -_-" (je rectifierai ^^)

Merci à vous deux !
Alchimiste Tatoué ? (ça fait bizarre ... ^^')
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MessageSujet: Re: Gabriel Wombwelli   Jeu 6 Mar - 19:21

Oui d'accord, fais comme tu veux. ^^'
Oui, ça fait un peu bizarre mais après si ça te plaît, pourquoi pas ? Chacun ses goûts après tout ! :)



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MessageSujet: Re: Gabriel Wombwelli   Jeu 6 Mar - 19:38

Bienvenue :D~ Je propose : Alchimiste monster en correspondance au faite que tu as crée beaucoup de chimère. ~ Ou L'alchimiste d'argent vu que tu te bat a l'épée. (Je crois hein xD) Voila voila ~.


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MessageSujet: Re: Gabriel Wombwelli   Jeu 6 Mar - 21:02

Pas maaaaaaal Envy !

Je choisis l'Alchimiste d'Argent ! (Merciii ~)
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MessageSujet: Re: Gabriel Wombwelli   Ven 7 Mar - 11:36

:D~ De rien !


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